16.05.2006

Onomatopées

La vieillerie du jour !

*****


Plic Ploc...

Les perles de pluie
S'égouttent sans bruit

Plic Ploc...

Le temps qui s'ennuie
Déchire la vie

Ploc Ploc...

La flaque d'eau
Solitaire, se noie

Clic Clac...

Une vie s'éteint
Un coeur qui se meurt

Crac...

Une âme qui se brise
Des vêtements en lambeaux

Flic Floc...

Un esprit souillé
Imbibé d'un lait impur

.... Un cri ....

Une voix qui crie au secours
Une existence sans amour

... Une larme ...

Le sang qui s'écoule
L'horreur qui en découle

Plic Ploc...

Les gouttes éblouies
Sur le cadavre sourient

Tic Tac...

Une montre qui s'arrête
Un espoir qu'on rejète

Tac Tac Tac...

Des balles atteignent leur cible
Un corps passé au crible


Et le silence....

Inexpliquable.

19:37 Publié dans Imaginer, c'est choisir. (Giono) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

10.05.2006

"euh." et "ben"

Quand je m'exerce à la poésie, j'écris souvent 90% de choses abstruses aux formes décousues. Récemment, après mon succès du précédent petit machin sans titre, j'ai retenté l'expérience versifiée... et ça a donné "euh." et "ben", deux docs words aux titres bizarres, au contenu dont moi-même j'ai du mal à saisir le sens, voire l'intérêt mais bon... Ca fait quelque chose à lire et à poster.

Alors voici "euh." :

C’est un mal capricieux
Latent et facétieux
Que l’indolence étonne
Âcre, houleux
Lâche et opaque
Succédané d’antan
Souvenir d’un présent
Etonnement d’instants

Si les séquelles éclatent
Alors,
Faut-il que je m’écarte
Du succès de la rancœur
S’épanche l’aigreur
Evaporée, indicible
Effective
Lascive, sournoise

Au milieu d’imparfaits
Satan s’étiole le sourire gai
Ange déchu, bonté divine
Sacrilège des jours passés
Couleur de la furie
C’est un grand trouble qui fascine
Qui s’estompe sur des miroirs nacrés


J’ai ce sentiment étrange, je dirai fiévreux, spontanément, mais cela ne convient pas. La fatigue me fait frissonner, raidit mes membres, compresse mes muscles. Et mes yeux, où pèse plus lourdement qu’ailleurs l’énergie perdue de la journée passée, ne savent plus bien où regarder, mais ont envie de se perdre. Où, on ne sait pas ; pourquoi, parce qu’un sentiment impérieux, ce latent qui ondule en moi, bouillonne parfois, s’étend toujours et souhaite se manifester, mais je ne sais pas sous quelle forme. Cette énergie que j’ai depuis longtemps cernée, dont je ne sais d’où elle vient, m’oblige toujours à arrêter toutes ces préoccupations ingrates qui pourraient prendre le dessus sur cette masse informe, grandissante en moi.

Elle m’est douloureuse et familière ; elle s’enroule autour de mon être comme une écharpe douce, mais brûlante, ou au contraire glacée. Elle veut me faire dire quelque chose mais je ne sais quoi. Pourquoi tant de mystère ? Nous nous connaissons bien, maintenant, mais il me semble que je suis incapable de déchiffrer son langage, ses mouvements, ses ambitions. Je la perçois, je tressaille, mais je reste muette, impuissante, face à son torrent d’émotion diffuse.



Et voici "ben" :

Dans ces eaux lascives j’ai tant voulu me perdre
La plume en bas ne sait que dire
Ode à cette fatigue qui m’étreint
A ces jours qui m’abîment

Lasse et dépassée, j’esquisse une trace
Du bout de l’ongle, sur une toile fripée
Quelque tournure élégante, quelque ombre moirée
Pénétrant l’œil, sabotant l’orgueil

La vrille de mes sucs s’éclipse
S’excite et se meurt lentement
Et le froid de mes astres dépêchés
S’exerce à quelque faribole effacée

23:40 Publié dans Imaginer, c'est choisir. (Giono) | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

06.04.2006

Un petit truc, comme ça...

J'ai pêché la dernière vieillerie postée sur mon blog, qui était une ébauche de poème ; j'ai essayé vaguement de le conclure... Mouais. Je ne me suis jamais trouvée douée pour les vers, d'autant plus que je suis incapable de régularité. M'enfin !


Toi et moi,
Moites sous un toit,
A l'étroit près d'un âtre,
Ta main écarlate
Sur mon cou froid,

Toi et moi,
Coits et folâtres,
Tes doigts en émoi
S'étoilent et me flattent,
Tes lèvres font loi,

Toi et moi,
Au violent théâtre
De nos ébats,
Ta bouche miroite,
Caresse les astres
Et frôle l'effroi,

Toi et moi,
Soucieux et sans âge,
De nos pensées disparates,
Gardons l'exquis,
Taisons l'endroit,
Tuons l'ennui.

21:40 Publié dans Imaginer, c'est choisir. (Giono) | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

03.04.2006

Alors... ?

J'inaugure cette catégorie par une question toute bête : que préférez-vous voir dans cette catégorie ? Au choix :

- des nouvelles
- des poèmes
- des vieilleries issues de mon ancien blog
- mon projet en cours (un roman, j'ai 5 chapitres sous la main, la trame complète, c'est en pleine élaboration donc)
- autre chose ?

Plusieurs réponses possibles.
Parce que je sais pas bien ce qui est le plus susceptible d'intéresser tout d'abord ! Merci d'avance !

23:11 Publié dans Imaginer, c'est choisir. (Giono) | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note