Milady
Il m'était nécessaire d'avoir un espace où me livrer.
Je parle trop peu dans la réalité ; en revanche j'écris, assez maladivement parfois, tant je déborde d'émotions fugitives, futiles, fugaces, inquiétantes même, comme n'importe quelle névrosée ordinaire qui n'ose pas trop se livrer complètement dans la vie réelle.
Parfois ce besoin, de parler dans le vide, de déverser mes rancoeurs, mes frivolités, m'est presque absent ; parfois il devient impérieux, impossible, et je ne peux que me résoudre à m'épancher sur un espace virtuel qui accueillera un ramassis insensé d'élucubrations fiévreuses.
Mais enfin, puisqu'il faut vous la souhaiter : bienvenue ! Bienvenue ici, où je ne serai pas toujours admirable, pas toujours très attirante, pas toujours aimable, pas toujours intelligente, pas toujours moi-même. Potentiellement sincère, maladroitement cynique, toujours en quête d'une certaine forme de lucidité. C'est moi sans être moi : c'est une projection. Bonne lecture.

